samedi 18 septembre 2010

Le Pen est amour



Je voulais répondre à un ami, qui me demandait comment pouvait-on aimer et se battre pour Jean-Marie Le Pen. Cette question insinuait une incompatibilité entre l'amour et l'adhésion politique au combat de Jean-Marie Le Pen. Je lui ai dans un premier temps très sérieusement répondu mais en peu de mots que pour moi, Le Pen était amour. Cet ami n'a pas cherché à me réfuter le fait que Le Pen puisse être amour, mais a par contre affirmé que nous ne parlions pas alors du même amour. N'ayant pas plus de précision sur la conception qu'il pouvait avoir intimement des différentes sortes d'amour, j'ai entrepris de lui donner la mienne, celle qui spontanément me venait à l'esprit. Elle n'a certes pas valeur d'autorité, mais c'est ainsi que j'ai à ce moment précis imaginer quels étaient les différentes sortes d'amour.

Voici ma réponse:

"Oui, il y a l'amour sincère et l'amour fantasmé.

L'amour sincère, véritable, est fondé sur du concret, de l'applicable, du particulier qu'on peut identifier et définir, un amour fini. C'est l'amour de ce qui a une consistance charnelle: un lieu, une famille, une histoire, tout ce qui est rattaché au réel de l'homme. Un homme comme Le Pen ressemble à des millions d'autres êtres humains qui vivent cet amour, il est rattaché à une terre, une patrie, une famille, un peuple et une histoire.

Puis il y a l'amour fantasmé, celui abstrait et conceptuel, dont le tord est de se vouloir universel alors qu'il n'y a rien de plus particulier que l'amour. C'est l'amour que développent les mauvais humanistes, les donneurs de leçons de droit de l'homme, qui pensent les humains de manière spéculative et cherchent à les rassembler tous en voulant abolir le particularisme de l'amour. Et voilà le travers de toute la pensée dominante du "tous pareil, tous commun", elle commet l'erreur de vouloir détruire ce qu'il y a de singulier dans l'amour pour le remplacer par du général, du substituable. C'est cette vision fausse, fantasmée, qu'il faut refuser.

Non il ne faut pas aimer l'Humanité, il faut juste aimer la personne à ta portée, que tu apprécies parce que tu partages réellement des choses avec et qu'elle aussi te rend ce que tu lui donnes. Ça n'est pas vrai qu'il faut accepter de vivre dans la vaste mélasse mondiale, universelle et infinie. Ce qu'il faut défendre c'est ce qu'il y a de plus concret, d'enraciné dans le réel, c'est ce que cultive un homme ou une femme qui est attaché à son pays, sa terre, son mode de vie, sa tradition, les siens. Mais il n'y a point de cosmopolitisme à développer, pas de soumission à la décadence moderne qui veut faire disparaître les frontières, les identités et les différences. Il faut se rebeller contre cette marche ignoble vers le nouvel ordre mondial qui prétend émanciper l'homme au nom de grands principes alors qu'elle ne permet que la réussite d'une hyper classe nomade.

Le Pen toute sa vie s'est battu pour un combat d'ordre spirituel. Il est un homme fier de son histoire, de ses traditions et d'appartenir à un grand peuple qui a porté à un degré extraordinaire de beauté la civilisation. Nous sommes des héritiers, si nous sommes spirituels c'est parce que nous pensons que la vie a un sens, qu'elle ne commence pas à la naissance et qu'elle ne s'arrête pas avec la mort. Nous avons la conviction qu'il y a quelque chose qui nous a été transmis et que nous devons à notre tour donner à ceux qui viendront après nous. Le Pen, ceux qui croient en son combat, notre combat, nous aimons la France comme on aime une mère et nous la défendrons contre tout ce qui la menace car nous sommes attachés charnellement à elle.

Nous aimons la France et le spectacle de sa ruine nous révolte.
Nous aimons notre peuple et la menace de sa disparition nous insurge.
Nous aimons la vie, la beauté et l'intelligence.

Tous ce que nous aimons est en péril de mort.
Nous ne laisserons rien de cela arriver sans nous battre."

1 commentaire:

  1. "La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout."

    "Vous avez appris qu'il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même?"

    "MAÎTRE, quel est le plus grand commandement de la loi ?
    JÉSUS lui répondit : Tu aimeras LE SEIGNEUR, Ton DIEU, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.
    C’est le premier et le plus grand commandement.
    Et voici le second qui lui est semblable :
    Tu aimeras ton prochain comme toi-même."

    La Bible

    Tout cela, c'est du concret. Alors je ne suis pas d'accord quand tu dis qu'"il faut juste aimer la personne à ta portée, que tu apprécies parce que tu partages réellement des choses avec et qu'elle aussi te rend ce que tu lui donnes." Il faut aimer nos ennemis, il faut aimer notre prochain (et notre prochain n'est pas juste la personne qui est à côté de nous). Et cela, ce n'est pas les "mauvais humanistes, les donneurs de leçons de droit de l'homme" qui le dit, c'est Jésus, Fils de Dieu, c'est la Parole de Dieu. Donc quand tu parles de "combat d'ordre spirituel", tu te trompes, ou alors tu es dans le mauvais camp (car si tu es contre Dieu, tu es dans le mauvais camp). Donc oui, Le Pen aime, mais il aime égoïstement, il aime humainement, ce qui est un mauvais amour, ce qui n'est finalement pas de l'amour. D'un point de vue humain, on peut toruver des raisons de dire qu'il aime, mais pas d'un point de vue divin.

    Ton ami qui a mis du temps à répondre sur mon point de vue du véritable amour, benjamin.

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