mardi 12 mars 2013

La France Orange Mécanique de Laurent Obertone


La France Orange Mécanique



Comme Laurent Obertone nous sommes descendus dans les sous-sols du vivrensemble, et nous n’avons pas aimé ce que nous avons vu.





Nous avons lu avec intérêt La France Orange Mécanique de Laurent Obertone. Pour un premier livre, c’est un essai d’une force remarquable dont nous saluons le travail de recherche et l’esprit d’analyse. Nous l’avons lu, parcourus d’émotions en apparence contradictoires, partagés entre le sarcasme et le dégoût, l’amusement et le désespoir, l’ironie et la rage. Il a dans l’existence même de ce document une considération triste : c’est qu’il a sa raison d’être parce que nous sommes dans une société malade, en décomposition avancée et sans doute sur le point de s’effondrer. Car l’objet de la France Orange Mécanique n’est pas une monographie sociologique décrivant un “malaise” dans la société, mais une étude clinique d’une nation confrontée à son ensauvagement. 

Si la violence, nom négatif de la force, est une constante de la vie humaine qu’il est vain de nier, la finalité de toutes les communautés politiques que nous nommons sociétés a toujours été de la contenir, en l’encadrant, en punissant ses excès. Toute société, qu’elle soit traditionnelle ou moderne, est régie par des règles qui fondent l’unité politique et la concorde du groupe. La loi, forme solidifiée de cet accord sur les principes de la vie en communauté, est là pour signifier ce qui est juste ainsi qu’à quoi s’expose le hors-la-loi c’est à dire la punition. Car en effet, la justice n’a de sens que si à l’occasion d’un crime ou d’un délit, une sanction soit prévue et surtout appliquée autant pour punir le fautif que réparer le tort fait à la victime, la punition faisant partie intégrante du processus de réparation des victimes pour qui justice doit être rendue. Et au delà de la victime, l’enfermement du coupable a une vertu : priver le fautif de sa liberté dont il a mal usé, c’est préserver l’ensemble de la société de ses nuisances.

Est-ce-que nous enfonçons des portes ouvertes en affirmant cela ? Cela va sans dire mais cela va mieux en le disant tellement cette chose qui semble évidente, normale, ne correspond plus à la réalité de la violence en France et surtout au logiciel intellectuel de ceux tenant depuis plusieurs décennies le pouvoir politique et le système judiciaire. Le livre d’Obertone foisonne d’exemples illustrant l’impunité dans laquelle sévissent des délinquants multirécidivistes, ne craignant ni la sanction morale ni la sanction pénale.

Une criminalité caractérisée par une violence extrême, gratuite mais surtout banale

L’agression gratuite, un fantasme ? Il suffira à l’homme de la rue de puiser dans sa propre expérience pour voir s’il ne trouve pas trace dans sa mémoire d’une agression qu’il a vécu ou qu’il a observé près de lui. Il a toutes les chances, s’il n’en a pas été victime directement, d’avoir été témoin d’une telle scène et il conviendra qu’on peut tout à fait se faire chercher noise pour rien. Rien ou presque rien, puisque les voyous, grands sensibles, prennent le prétexte d’un simple regard de travers pour justifier leur acte. Il faudra, avec beaucoup de sérieux, qu’on nous explique comment se reconnaît un regard de travers et pourquoi est-il interprété comme tel par des individus déjà agressifs et qui s’en prennent à des quidams qui n’ont rien demandé. Pour le moment, nous avouons notre incompétence à lui trouver une définition sérieuse. Agression pour rien aussi, parce que le motif invoqué est parfois d’une telle futilité, comme une cigarette, une feuille, un texto, un numéro, qu’on est sidéré par le déferlement de violence qui en découle. 

C’est parce que la criminalité de la France contemporaine se singularise par une violence inouïe et surtout gratuite qu’il est pertinent de parler d’un ensauvagement du pays. Quand le délicat verni de la civilisation craque, ce qu’on découvre en dessous n’est vraiment pas joli pour les âmes policées. Peut-être que nos Maîtres, nos professeurs de vertu et consultants en diversité n’imaginaient pas que les sous-socialisés qu’allaient engendrer leur morale profiteraient de la permissivité de notre époque libérale économiquement et libertaire moralement, depuis qu’il est interdit d’interdire, pour aller aussi loin dans la malfaisance et la nuisance envers autrui. Le petit caïd de banlieue applique à la lettre la pensée dominante de son temps, voulant tout et tout de suite, convoitant les attributs de la réussite matérielle et sociale dans une époque qui valorise le divertissement plutôt que le travail productif. Nous voilà confrontés à une situation explosive : D’un côté l’apparente abondance des biens matériels et le rêve toujours stimulé d’un prestige social, de l’autre des ressources matérielles et intellectuelles limitées pour obtenir tout cela immédiatement. Cette frustration des temps modernes a de quoi pousser certains à s'asseoir sur les règles du jeu en enfreignant la loi pour obtenir tout de suite satisfaction de leur désirs. Dans ces circonstances, qu’il s’agisse du nouveau gadget à la mode bourré de technologie mais hors de prix ou bien de la jolie jeune fille mais dont il n’a pas une image très respectable à cause des films pornographiques qu’il a visionné dans sa misère sexuelle, le sous-socialisé est tenté de forcer les choses pour obtenir tout ce qu’il désire immédiatement. Et puisque dans le même temps nos Maîtres l’ont déshinibé des scrupules qu’il aurait pu avoir contres ces comportements condamnables, il ne se prive plus de punir le bolos qui sans doute cherche à le narguer avec son gadget ou cette sale blanche qu’il convoite sans pouvoir l’obtenir autrement que par la contrainte.

Une immigration de peuplement voulue par une élite, subie par le peuple, qui forme l’essentiel des bataillons de criminels de ce pays. 

L’immigration de peuplement voulue et organisée par les élites aura importé sur le territoire français plusieurs millions d’allogènes extra-européens. Une arrivée aussi massive d’étrangers culturellement très différents de notre peuplement historique sur une durée de temps aussi réduite ne pouvait que se faire dans la douleur. Il existe bel et bien une sureprésentation des populations immigrées d’Afrique noire et du Magrheb comparativement à leur poids démographique total en France. Affirmer ce fait (qui en soi n’a pas de connotation particulière) facilement observable et sourcé par Obertone et d’autres avant lui, relève d’une indécence tellement grave pour les progressistes dépositaires du Bien que tous ceux faisant référence à ces statistiques sont cloués au pilori de l’infréquentabilité. Laurent Obertone ainsi que les autres voix qui ont osé braver l’interdit moral sur ce sujet, affirme cette chose établie qu’il existe des déterminantes culturelles et communautaires dans la sociologie des criminels de ce pays. Il est fallacieux d’attribuer à un contexte socio-économique l’entière responsabilité de la délinquance alors que les communautés ne réagissent pas de la même façon, toutes choses égales, selon les groupes d’appartenances.

Une forte récidive due à une impunité des délinquants (saturation des prisons, peines courtes voir non-exécutées, etc.)

Pourquoi un délinquant récidive-t-il ? D’une part parce qu’il est structurellement sous-adapté à la société qui elle-même n’apporte pas des réponses fortes adaptées (l’enfermement long) à sa déviance légale et sa dangerosité.
D’autre part, les courtes peines qu’il risque (et souvent réduites à peu de chagrin avec le système des remises de peines), voir l'absence de peine de prison (actuellement toutes les peines inférieures à deux ans fermes ne sont jamais purgées par manque de places) ne l’incite pas à la prudence, le risque de finir au trou pour une longue période étant bien inférieur au bénéfice qu’il tire de ses crimes et délits. Nous avons pu découvrir dans la France Orange mécanique, chiffres à l’appui, que la récidive était moindre pour les criminels condamnés à de longues peines plutôt que ceux dont les peines étaient plus courtes, en dessous de 5 ans, et dont la probabilité de récidive était bien plus grande. Comme quoi, un long séjour au trou, ça calme. La prison est-elle une épreuve si terrible que cela ? Nous pourrions parfois en douter, eu égard à la récidive constatée chez ceux y faisant un séjour express, car sinon, la crainte d’y retourner motiverait davantage à la retenue et la bonne conduite les ex-détenus passés entre ses murs.

Une justice laxiste, gangrenée par la culture de l’excuse, qui veut comprendre les criminels et qui oublie les victimes. 

Peut-être est-ce le plus grave aspect de La France Orange Mécanique, cette inertie judiciaire.
Des délinquants rendus coupables de viol ou d’agression et qui n’en sont pas à leur premier sale coup seront heureux d’apprendre qu’en pays des droits de l’homme (mais pas des victimes) ils peuvent s’en sortir sans peines de prison avec simplement du sursis. Des juges d’application des peines se permettent sans contrôle hiérarchique et dans le plus total arbitraire de relâcher selon leur bon vouloir des individus dangereux qui n’ont pas exécuté la moitié de leur peine, en s’asseyant sur le jugement rendu et sur la douleur des victimes. Ces champions de l’humanisme renversé estiment qu’il faut redonner une chance, nous dirons, un ticket pour un nouveau crime, à ces pauvres bougres qui se sont retrouvés en prison par un malheureux concours de circonstances. Mais les juges ne sont pas seuls dans ce processus de décision, secondés qu’ils sont d’auxiliaires zélés que sont les experts. Dans la galaxie progressiste, ils sont parmi les plus nuisibles à l’ordre social en délivrant leurs avis marqués du sceau de l’autorité scientifique. Exemples à l’appui, Obertone décortique les avis hallucinant rendus par ces compétiteurs moraux de haute voltige, capables d’assurer sans sourciller qu’un délinquant sexuel déjà condamné à de nombreuses surprises pour agression, tentative de viol ou viol, ne représente plus un danger pour la société depuis qu’il a dit qu’il regrettait et qu’il allait se soigner.

Et puis il y a la détresse, pas celle des victimes, non non, celle des prévenus ! Les experts, en renfort des avocats, viendront expliquer que Monsieur le Prévenu a grandit dans un quartier difficile, qu’il a subit le rejet et le racisme, et que c’est d’ailleurs pour ça qu’il a raté sa scolarité et qu’il ne trouve pas un emploi. Son avocat et un sociologue diplômé d’Etat viendront, l’un pour le défendre, l’autre pour l’expliquer, chacun sur son lieu de malfaisance, dans le prétoire ou l’Université, dire que le commerce de la drogue, loin d’être de l’argent facile pour des plaisirs personnels, était un moyen, le seul moyen, de faire vivre sa famille, comme si elle était privée de la généreuse aide sociale obtenue grâce aux producteurs de richesse de ce pays d’égoïstes. Il s’en trouvera toujours, des avocats et des sociologues, pour trouver une raison audible quand Souleymane le boxeur, devenu Vladimir, pour ne pas stigmatiser les Tchètchènes mais en stigmatisant plutôt les Russes), du haut de ses 1m80, étrangle le petit Killian à Rennes. Il n’y avait rien à pardonner à Souleymane. Oui, c’est vrai tout ça, répondrons les bonnes âmes. Mais Souleymane était issu d’un milieu défavorisé, rajouteront-ils.

Nous ne sommes pas du tout convaincus que la pauvreté engendre le crime en général, puisqu’il existe des familles vivant dans le dénuement le plus scandaleux qui demeurent honnêtes. Qui plus est, la détresse matérielle, si elle pourrait expliquer le vol des biens de premières nécessités, n’explique en rien le déferlement de violence et de haine qui caractérise les agressions de la France contemporaine. De plus, on se permet de rire de bon coeur si quiconque nous affirme en gardant son sérieux que la majorité des vols commis dans ce pays sont le résultat d’une urgence vitale telle que manger, se loger et se vêtir (pour se protéger, pas pour être à la mode). Les vols, ainsi que les trafics, sont plutôt la poursuite par des moyens illégaux d’une course pour le confort matériel d’une société de l’avoir omniprésent. Voler, trafiquer, permet de gagner et d’accumuler rapidement, aux dépends des producteurs réels de richesses, des moyens de satisfaire la frénésie de consommation d’un mode de vie devenu une obsession.

Plus largement, un système dominé intellectuellement par une morale décadente (remise en cause de la prison, compétition morale, à qui sera le plus progressiste et tolérant etc.)





Stéphane Hessel est mort. Laurent Obertone est vivant. Là est l’injure pour les progressistes. Maintenant que l’indigné en chef n’est plus, la compétition morale est ouverte pour le remplacer, avec des compétiteurs de talents, la barre étant déjà très haute. 
Pas étonnant en ces circonstances que Laurent Obertone, bien au delà de son livre, soit attaqué si violemment par les petites frappes du système médiatique à la morale bien comme il faut, en témoigne la lamentable prestation d’Aymeric Caron sur le plateau d’On n’est pas couché (02/03/2013) qui avait le visage déformé par la haine quand il s’adressait à Obertone en des termes orduriers. C’était sans parler du néant sidéral entourant les prises de position de la brochette d’artistes branchés qui n’ont fait que répéter à l’unisson le catéchisme bien-pensant en mobilisant tous les poussifs de la culture gauchiste dont ils sont les fruits et les ardents défenseurs (il faut bien manger). De toutes les bassesses dont ont été capables ces lamentables gauchistes culturels à l’égard d’Obertone, tous gonflés de pathos et dopés à la compétition morale, les insanités de Caron ont été les plus violentes. Mustapha El Atrassi, qui a l’insulte facile et surtout la main leste, demandez à Anne-Elisabeth Lemoine, en rajoutait dans les débilités ad hominem. C’est vrai qu’il pouvait se sentir concerné par le sujet du livre.
Dans les portraits que brossent de lui les journalopes (qui doivent aussi manger), Obertone est dénigré, mauvaise foi et procès d’intention à l’appui, pour réduire la portée de son travail en l’attaquant lui plutôt que la réalité des chiffres qu’il avance qui sont difficilement contestables (les faits sont décidément têtus et le principe du réel finit toujours par donner une gifle à toutes les représentations idéologiques du monde).


Un appareil policier organisé vers une mission : non pas éradiquer le crime, mais le rendre plus discret et contenir la colère du peuple des honnêtes gens au cas où il lui prendrait l’envie de se soulever. 

C’est un fait qu’il est plus facile pour un délinquant de s’armer dans ce pays plutôt qu’un honnête citoyen respectueux des lois. Pourtant, le fait que les citoyens soient armés est la meilleure prévention contre des voyous qui se croient tout permis. La légitime défense existe encore, du moins en principe, ce qu’est devenue la justice française jetant un doute sur la garantie de ce droit plurimillénaire, des fois que le délinquant porterait plainte pour coups et blessures. Le criminel hésiterait vraiment à s’en prendre aussi facilement aux biens et aux personnes si le risque lointain de la prison était remplacé par le risque plus concret et immédiat d’être pris pour cible à son tour par des citoyens. Eh oui, pas de raison que cambrioleur, violeur, soit une carrière facile sans les risques du métier !

D’où vient en effet le pouvoir du Prince et sa légitimité ? Justement d’un contrat entre le peuple et le souverain où en échange de l’obéissance de l’un, l’autre lui garantie la paix intérieure et la sécurité extérieure (Hobbes). Quand le souverain ne remplit plus sa mission de protection, les gens n’ont pas seulement le droit d’être en colère, mais ont le devoir de se soulever. 

Quelle est la mission allouée aux forces de sécurité de ce pays ? Posons la question plus finement. De qui la force publique assure-t-elle la sécurité aujourd’hui ? Est-ce celle du peuple ou celle du pouvoir en place ? La thèse que nous avançons est que les forces de sécurité de ce pays n’ont plus vocation en diminuer la criminalité mais à empêcher un soulèvement du peuple, pris d’une saine colère et d’une légitime envie de se débarrasser des élites en place.

Dans la même lignée, Jean-Marie Le Pen a assumé et pris la responsabilité de dire que les renforts policiers promis dans les villes comme Marseille n’ont plus du tout la mission de lutter contre le trafic de drogue, comme cela est claironné dans les médias, qui ne sont que le relais serviles de la parole de leur maîtres, mais de pacifier le réseau, de normaliser les relations, de délimiter les secteurs de chacun, afin que le trafic puisse se faire sans règlement de compte à l’arme de guerre, car ça fait désordre.

Quand le polythéisme des valeurs entrera en contradiction avec les injonctions du ventre, les choses rentreront dans l’ordre.


Que faire devant le mur impénétrable du déni idéologique ? Quelle attitude adopter face aux négateurs du réel et faiseurs d’opinion zélés ? Il est entendu que les détracteurs les plus féroces d’Obertone appartiennent à un monde social protégé où il fait bon vivre. A l’évidence, il est plus facile de promouvoir la diversité, de vanter les bienfaits du multiculralisme et d’encourager la mixité sociale quand on est soi-même à l’abri des effets négatifs immédiats de ces lubies. C’est au petit peuple des producteurs qu’on impose de vivre avec la diversité ethnique tandis que les oisifs de l’élite se répandent, indignés, dans les rendez-vous mondains sur l’urgence de combattre la xénophobie des classes populaires.

Il ne s'agit pas de les faire changer d'avis, ni eux, ni l'immensité des hippopotames, par des arguments. Ils sont culturellement de gauche mais ce n'est pas grave. Contrairement à Gramsci nous ne pensons pas que le pouvoir se prend par la conquête des consciences. Nous ne pensons pas que c'est en faisant changer les gens de "logiciel" mental qu'ils changent leurs actes. Nous pensons que c'est le contraire : les gens mettent en accord leur pensées, leurs discours, avec ce qui les arrangent concrètement. Nous mettons nos pensées en accord avec nos actes et non l"inverse. C'est la nature, l'instinct de survie devant la désagrégation totale de la civilisation qui va pousser les individus à se réformer en profondeur pour retrouver une morale et des institutions en conformité avec quelque chose de sain. 

La morale est originairement une sédimentation des nécessités biologiques. Quand la morale devient indépendante, hors-sol, là se trouve le danger. Mais la dureté de la réalité finira par ramener à une situation saine qui viendra corriger les excès de la morale offshore. Voilà pourquoi malgré tout nous avons de l'espoir pour l'avenir.

samedi 5 janvier 2013

La véritable misère est dans nos campagnes


La France contemporaine repose sur une arnaque tellement énorme qu’elle a été totalement assimilée par le sens commun. Il ne s’agit pas d’une arnaque strictement marchande - ce serait si peu - mais d’une escroquerie intellectuelle et morale intégrale, réussissant un parfait retournement de situation. Ce tour de force magistral a rendu juste l’injuste et acceptable l'inacceptable. Il a totalement inversé l’ordre des valeurs pour réduire à néant un fondement de notre civilisation. Ce sort tragique qui nous préoccupe n’est autre que celui des habitants de nos campagnes, plus particulièrement de notre paysannerie. La paysannerie, un mot oublié ou plutôt rendu désuet, à une époque où nous parlons plus volontiers dans un langage technocratique des “exploitants agricoles”. Il est vrai que paysannerie, cela fait trop terroir, trop vieille France, cela doit donc renvoyer à une époque sans doute lointaine, en tout cas révolue dans l’esprit d’une majorité de gens, mais à laquelle nous tenons pourtant pour parler de ces agriculteurs et éleveurs qui sont la première source de richesse de ce pays, tout simplement car ils permettent de nous nourrir. Une activité vivrière, vitale au sens le plus exact du terme, indispensable à la France pour son autonomie alimentaire, une richesse si essentielle qu’on en finit par l'oublier, tel l’air qu’on respire sans même y penser.  Une immense richesse de la France, qu’on surnommait le grenier de l’Europe, une richesse dont l’absence rend toutes les autres activités, même pas superflues, mais juste impossibles.

Comment une telle activité, si primordiale, pourrait-elle bien être tant dénigrée ? Exagérons-nous quand nous affirmons que notre paysannerie, pardon, nos exploitants agricoles, sont si mal lotis dans ce pays ?
Enlevons d’entrée les quelques gros producteurs qui constituent une classe à part et concentrons nous sur l’immense majorité des petits et moyens exploitants, que leur reste-t-il ? A partir des chiffres de l’Insee, on sait qu’en 2003, “le revenu agricole net des charges sociales du foyer s’établit en moyenne à 15 800 euros [par an] par foyer. Pour la moitié des foyers, le revenu agricole est négatif ou inférieur au Smic net (soit 11 600 euros en 2003).” Même avec le complément d’autres revenus la proportion de foyers dont le revenu est inférieur au Smic net s’élève à 30 %. Autrement dit, nos agriculteurs et éleveurs sont ce que l’on appelle des travailleurs pauvres, l’authentique scandale de nos pays “riches”: des gens qui n’arrivent pas à vivre correctement des revenus de leur travail alors même que leur activité figure parmi les plus pénibles encore aujourd’hui.
Combien sont-ils ? La population agricole ne représente plus actuellement que 3% des actifs. Est-ce en raison de leur poids démographique déclinant que nos paysans sont si mal défendus de nos jours ? Il est en effet loin le temps où la paysannerie composait l’immense majorité de la population (80% des Français sous l’Ancien régime étaient issus du monde rural). Pourtant, jusqu’à une époque pas si éloignée que cela, jusque dans les années 1930 en fait, la moitié des Français vivaient encore à la campagne. Notre pays a longtemps conservé sa tradition de terre rurale et ne s’est urbanisé que lentement.

Nous savons qu’il se trouve des millions de Français vivant dans des conditions matérielles précaires. Mais franchement, de tous ceux qui souffrent silencieusement dans ce pays, nos agriculteurs et nos éleveurs ne sont-ils pas parmi ceux dont le sort est le plus révoltant ? La colère ne vous saisit-elle pas lorsque vous prenez conscience que ceux qui contribuent le plus immédiatement à la vie de ce pays en le nourrissant vivent dans des conditions indignes avec un salaire de misère ? Une vie de labeur, où l’on ne peut prendre de vacances en raison de la nature-même de son activité, pour des revenus indigents l’immense majorité du temps, couronnée d’une misérable retraite. Qui aujourd’hui vit le plus loin des services publics ? Qui vit dans les régions du territoires où la densité de médecin par habitant est la plus faible ? Où va l’argent public ? Dans la campagne où vivaient nos grands-parents ou bien dans la banlieue où vivent ceux venus nous remplacer ? C’est un fait que les faiseurs d’opinions, donneurs de leçons et moralistes actuels sont plus enclins à s'apitoyer du devenir des “jeunes” dans les “quartiers sensibles”, victimes de “stigmatisation”, de “discrimination” et “d’amalgame” - des mots piégés que j’ai pris en horreur - que de dénoncer l’immense injustice faite aux travailleurs de la terre qui, il est vrai, ne mettent pas en péril la tranquillité de la société. A l’évidence, ils ne sont pas eux des fauteurs de guerre civile amateurs d’incendie de voitures la nuit de la Saint Sylvestre, qu’on essaye péniblement de calmer par crainte et à grand renfort d’emplois associatifs avec l’argent de la politique de la ville. Pendant que les pouvoirs publics, complètement soumis idéologiquement au discours victimaire, s'attellent à payer un tribut aux barbares avec l’argent des autres, ils laissent se paupériser, dans le mépris le plus cynique qui caractérise l’hyper-classe au pouvoir, le peuple digne de ceux qui souffrent en silence. 



Xavier Raufer : "Qui sont les vrais pauvres dans... par FrenchCarcan


Nous savons que ce n’est pas la misère qui engendre nécessairement le crime. Il existe des familles entières, à la ville comme à la campagne, vivant dans le dénuement le plus déchirant mais qui malgré tout demeurent dignes. C’est même une insulte à tous ceux qui persévèrent dans l’honnêteté malgré les difficultés de les assimiler aux délinquants qui ont choisi de violer la loi pour s’en prendre aux personnes et à leurs biens. L’excuse sociale avancée pour expliquer la violence est totalement insuffisante voir complètement aberrante quand il s’agit en plus de déculpabiliser les fautifs. Mais tout cela est un autre sujet qui mérite une analyse à part entière.



Reste ce profond sentiment d’injustice envers nos agriculteurs et éleveurs, travailleurs de la terre, qui la respectent et savent utiliser intelligemment les dons de la nature pour vivre et faire vivre même les ingrats qui les méprisent. Des gens qui nous rappellent que nous venons de la terre, dépendons d’elle toute notre vie et que nous y retournerons quoi qu’on pense.

vendredi 4 janvier 2013

En quête d'absolu


Brève pensée de l'instant

A côté du monde des idées existe le monde sensible. Etre seulement dans la spéculation coupe du réel alors que le monde sensible, quelque soit ses imperfections est le matériau avec lequel nous composons notre vie. Cette sensibilité des choses de ce monde, il ne faut pas la mépriser au profit d'une hypothétique supériorité de l'esprit sur la matière. Notre sensibilité, notre imperfection, nous donnent notre humanité. Aucun philosophe idéaliste, du plus illustre au plus confidentiel que j'ai découvert, n'a à ma connaissance nié l'apport même a minima du monde sensible pour s'élever dans l'absolu. C'est parce que cette sensibilité est intrinsèquement liée à notre condition de vivant, puisque pour vivre, penser, nous avons des besoins physiologiques, mais pas que, puisque pour être pleinement humain et pas des bêtes, nous désirons avec raison des interactions avec nos semblables, des échanges, des relations, à différents niveaux. Dans ce monde réel nous nous réalisons en tant que personne en accomplissant des choses qui nous animent et nous font tenir un cap, ce qui nous vivifie et nous exhorte à persévérer malgré la laideur et la déception que peut inspirer par certains aspects le genre humain.

Le propre d'une quête de l'absolu est qu'elle ne s'achève jamais du vivant mais est un processus toujours en cours, faite de petites victoires sur le pessimisme, en accomplissant des oeuvres de la matière et de l'esprit qui embellissent le monde.

Est-ce-que, par rapport à l'infinité du ciel et la majesté de la course des étoiles, nos efforts restent une vaine prétention et d'une grande futilité ? Peut-être, mais puisque nous sommes là autant en profiter pour vivre plutôt que de se supprimer absurdement.

Quand j'ai le bonheur d'admirer une belle femme, je retrouve espoir, car j'ai devant mes yeux le signe manifeste d'une beauté supérieure qui tranche avec la médiocrité du reste de l'existence humaine. Je me dis qu'il y a une part de divin dans cette création qui ne doit rien au hasard.

mardi 16 octobre 2012

Schiller – Sur la poésie naïve et sentimentale ou la conception de l'humanité idéale.

Les poètes antiques contre les temps modernes

La théorie schillerienne de la poésie s'articule autour d'une distinction fondamentale entre une poésie naïve, propre aux temps anciens et une poésie sentimentale issue des temps modernes. Il opère une distinction de nature entre des poètes anciens qui sentaient naïvement car entourés d'un monde naïf avec lequel ils se confondaient et des poètes sentimentaux qui ont cessé d'être naïfs car vivant dans un monde artificiel où ils aspirent à retrouver la nature perdue. Une pensée centrale articule son essai : l'idée que le poète est le gardien de la nature. En ce sens, ou bien il est nature, et il est alors naïf, ou bien il cherche la nature perdue et il est alors sentimental. Le sentimental, en plus d'être gardien de la nature, est aussi son vengeur car conscient de ce que la modernité lui a fait perdre et aspirant à retrouver son innocence.

La nature contre la civilisation

Schiller, dans la continuité de Rousseau, oppose nature et civilisation. Pour l'homme dans l'état de nature prévaut l'instinct guidé par les sentiments. Il trouvait la vérité et le bien en se fiant à son cœur qui le guidaient aussi sûrement que la nécessité et la régularité des phénomènes naturels. Cet homme avant la civilisation était heureux car innocent mais, docile à la nature, ne pouvait être totalement homme car raison et liberté lui faisait défaut. Sans raison, sans liberté, ses actes ne pouvaient être jugés comme moraux en l'absence de la réflexivité nécessaire à la cette prise de conscience du juste et de l'injuste, du bien et du mal qui fonde la liberté humaine. Étant conduit pas la nature, il était asservi par elle, dépendant de ses dons, craintif de ses caprices. Ce qu'il gagnait en bonheur de son innocence, en immortalité, il le perdait en servitude et ignorance. Son plus grand privilège a été de n'être déterminé que par son instinct, ignorant les déchirements de l'homme moderne partagé entre son sentiment et sa raison.
Mais l'homme entré dans la civilisation a rompu avec l'instinct qui le dirigeait. En cessant d'être un instrument heureux, celui-ci est devenu artiste malheureux de son propre destin. Il y a fait la connaissance à la fois du bien et de la perversion (le bien car celui-ci n'existe que par l'usage de la liberté et de la raison, la perversion car il introduit en même temps le mal dans le monde). Le remplacement de l'instinct par l'entendement a apporté tous les avantages de la culture mais aussi tous ses inconvénients. En effet, alors que la vie naturelle était réglée par des lois nécessaires et stables, l'homme rationnel s'est jeté dans l’inconstance, dans les variations de sa volonté, de son imagination ou de sa passion, de sorte que l'homme libre est à l'opposé de la nature stable, c'est un être changeant.

Pour Schiller, l'homme civilisé s'est éloigné de la nécessité et de l'unité de la nature. Il dispose d'une liberté inférieure qui n'est ni l'autonomie de la nature ni la liberté souveraine de la Raison, ni la liberté des caractères esthétiques. Cette liberté inférieure est celle de l'activité arbitraire de l'entendement et de l'imagination. Grâce à cette imagination, l'homme invente des conceptions fantastiques et par l'entendement il nie les droits légitimes de la nature et proclame des principes faisant table rase de ses sentiments. Ou bien alors il se livre à des tâches de spécialiste, fragmentaires, comme celle de la science ou toutes celles qui lui sont imposées par l'organisation sociale. Dans tous ces cas il cesse d'agir avec toute son humanité, l'unité et l'harmonie en lui ayant été brisés.

Le problème de Schiller est le suivant : Si l'homme à l'état de nature ne possédait pas la perfection idéale et si l'homme qui s'est engagé dans la voie de la moralité ne la possède pas non plus, où donc peut-elle bien se trouver et en quoi consiste-elle ?
Il ne peut pas s'agir du retour à la vie simplement instinctive, ce serait revenir en arrière à un état pré-humain, sans raison ni liberté. Cette perfection ne peut pas non plus être dans l'usage de la seule liberté. La perfection idéale est dans une situation où d'un côté l'homme retrouverait son unité perdue, sa simplicité, sa nécessité de l'état de nature, et où d'un autre côté il conserverait sa liberté, soit un état où raison et liberté en l'homme se mettraient s'accorderaient avec son instinct. C'est ce que Schiller exprime quand il affirme que notre culture doit nous ramener à la nature par la voie de la raison et de la liberté. C'est cet état d'accord de toutes les facultés que Schiller appelle maintenant état de nature, soit le second sens qu'il donne à ce concept. L'état de nature qui était d'abord une unité de l'âme humaine dominée par le seul instinct devient dans ce second sens l'unité de l'âme humaine où l'instinct et la raison se mettent en accord. C'est toujours un état de nature au sens où il ressemble à la nature paisible qui ne subit aucune règle extérieure à elle-même, n'obéissant qu'à la nécessité interne et aussi parce que l'homme dans cet état est comme l'humanité primitive dans un état d'unité et d'accord intérieur. L'homme qui a réalisé cet équilibre de son être affectif et de son être spirituel ressemble à l'homme primitif en ce qu'il possède comme lui l'unité originelle.

Le naïf et le sentimental

Cet état d'harmonie de toutes les facultés de l'âme que Schiller au début de son essai nomme état de nature, il l'appelle en outre naïf, en l’occurrence, une naïveté de caractère dont les traits sont les même que ceux de la belle âme ou de l'homme esthétique. En eux agit la vraie nature, ne prenant plus en compte les rapports artificiels et conventionnels mais leurs rapports vrais. En bref, l'homme au caractère naïf est celui qui dans ses actes ressemble à la nature, qui est nature car la nature elle-même est naïve. Cette naïveté, nous l'admirons, nous l'aimons pour intérêt intellectuel et moral, elle qui incarne l'idée d'une existence nécessaire, autonome, une, harmonieuse et tranquille. Cette existence naïve fût la nôtre auparavant, avant qu'elle ne soit perdue, et que nous recherchons dorénavant à retrouver. Cette naïveté du caractère, nous la trouvons chez l'enfant pour qui la duplicité est étrangère, chez le paysan qui vit au rythme des saisons et en l'homme primitif. Elle est le propre du génie.

Le rôle du poète est la représentation de l'humanité idéale identifiée par la vraie nature. Il peut satisfaire cette tâche de deux manières. Ou bien il est nature, ou bien il cherche la nature. Dans les deux cas, il est gardien de celle-ci. Dans le premier cas il n'est que son gardien. Il est alors naïf. Dans le second cas il cherche la nature, étant à la fois son gardien et son vengeur. Il est alors sentimental. Le naïf vit dans la nature vraie, dans son unité et sa simplicité et n'a donc qu'à imiter la réalité qu'il entoure pour exprimer l'humanité parfaire. Le sentimental lui n'est plus dans la nature harmonieuse mais en quête d'harmonie. Son humanité n'est plus harmonieuse mais pervertie par l'entendement, la liberté et la civilisation. Il clame sa nostalgie de la totalité primitive et venge la nature que l'humanité moderne outrage. Il la venge en évoquant l'image idéale de l'humanité. Le poète sentimental alors que le naïf est réaliste. Le naïf est réaliste car il reproduit ce qu'il voit alors que le sentimental est idéaliste car il rêve d'une humanité, d'une nature qui n'est plus là.

Selon ces catégories, les Grecs de l'époque homérique sont des poètes naïfs qui exprimaient leur réalité alors que les modernes sont des sentimentaux à la recherche d'une humanité qu'ils ne trouvent plus autour d'eux. C'est pourquoi les modernes aiment les images et les mythes. Ils ressentent pour la nature ce qu'éprouve un malade pour la santé : la conscience d'un bien qui a été ôté et dont on ne saisit la valeur qu'une fois qu'on en a été dépourvu. Leur poésie devient donc réfléchie, philosophique, idéalisante.

Alors que la poésie naïve n'exprime que d'une seule façon la réalité, celle sentimentale existe sur deux modes différents pour chanter l'idéal en l'opposant à la réalité. Sur un mode satirique, côté déplaisant, elle met en exergue les contradictions entre la réalité et l'idéal. Sur un mode élégiaque, côté attirant, elle décrit l'harmonie qui nourrie leurs espoirs.
Qu'il soit naïf ou sentimental, le poète encoure toujours un danger. Le péril du naïf est de tomber dans la vulgarité et celui du sentimental est de donner dans l'outrance idéaliste qui ne tient plus du tout compte de la réalité. Ils risquent donc tous deux de manquer à la loi suprême de la poésie qui est d'exprimer à la fois l'idéal et le réel, d'évoquer une réalité idéalisée, c'est à dire belle.

Conclusion

En conclusion, une pensée d'harmonie et de beauté domine tout l'essai de Schiller. Il y développe que la fin de toute poésie est d'exprimer par des figurations concrètes l'humanité « selon son plein contenu et dans sa perfection idéale », ce qu'il a énoncé encore en disant que le poète était le gardien de la nature car elle est pour lui le symbole de l'humanité parfaite puisque possédant comme elle la nécessité et l'accord intérieur.

vendredi 12 octobre 2012

Rassemblement FNJ Lille 6 octobre 2012

Voici la vidéo de mon intervention lors du rassemblement FNJ qui s'est tenu à Lille le samedi 6 octobre 2012.

Au programme:
- Analyse du résultat des campagnes électorales de 2012
- Analyse de la crise: Le plus dur est encore devant nous
- Campagne du moment : Nous exigeons un référendum sur le traité de discipline budgétaire européen
- Le travail en vue des élections municipales de 2014 est déjà lancé.



samedi 6 octobre 2012

Répondre aux gens de droite qui accusent Marine Le Pen d'avoir laissé faire élire François Hollande


Marine Le Pen est-elle responsable de l'élection de François Hollande ? Regardons.
Depuis l'élection en 2007 de Sarkozy, la droite a perdu toutes les élections (la quasi-totalité des grandes villes de France aux municipales de 2008, 21 régions sur 22 aux élections régionales en 2010, la majorité des cantons renouvelables de 2011, le Sénat quelques mois plus tard, puis enfin les présidentielles et les législatives qui ont suivi). A chaque fois ce serait donc de la faute de Marine Le Pen et du Front National ? La droite a perdu toute seule, elle n'avait pas besoin de Marine Le Pen. Les électeurs du Front National n'ont pas vocation à être la variable d'ajustement de la droite au second tour alors que les dirigeants de la droite nous méprisent. Si les Français ont majoritairement rejeté Sarkozy en 2012, c'est bien parce qu'ils ont jugé son bilan négatif, et François Hollande a été élu par défaut, sans aucun enthousiasme.

De plus, Marine Le Pen, n'a pas appelé à battre Sarkozy, elle n'a pas non plus appelé à voter pour François Hollande. Elle a dit clairement dans son discours du 1er mai qu'elle laissait ses électeurs libres de faire le choix qu'ils voulaient selon leur conscience. Un électeur FN a-t-il vocation au second tour à être une force d'appoint de la droite ? Sommes-nous naturellement une réserve électorale ? Le FN n'est pas un refuge pour gens de droite perdus, puisque beaucoup de nos électeurs sont d'anciens électeurs de gauche qui se sentent à juste titre trahis par la gauche qui préfère défendre les étrangers plutôt que les travailleurs français.

Par ailleurs, et c'est plus important encore, la seule porte-parole de la campagne de Sarkozy était Madame Nathalie Kosciuszko-Morizet, qui en plus d'écrire un livre contre le Front National (comme quoi nous n'avons effectivement pas les même idées et donc que voter pour vous au second tour ne pas de soi !) a déclaré (comme d'autres à droite) qu'en cas de second tour gauche/FN au second tour, des cantonales, puis des législatives, elle préférait faire élire la gauche.

C'est bien Sarkozy qui a fait l'ouverture à gauche pendant tout son mandat (Didier Migaud à la Cour des Comptes, Éric Besson à l’immigration, Michel Charasse au Conseil Constitutionnel, Bernard Kouchner aux Affaires étrangères, Jean-Pierre Jouyet, Martin Hirsch, Fadela Amarra...).
Ce n'est donc ni Marine Le Pen ni le FN qui ont poussé le pays dans le bras des socialistes. C'est la droite qui a cette responsabilité car c'est elle qui était au pouvoir et qui a donc été sanctionnée. Peut-on nous reprocher de ne pas avoir soutenu Sarkozy au second tour ? Mais pourquoi l'aurions-nous fait ? Parce que la droite serait peut-être mieux que la gauche ? Nous savons qu'ils mènent globalement la même politique depuis des décennies car ils possèdent un modèle commun, ultra-libéral, immigrationniste, mondialiste qui est en train de nous tuer. Pour appliquer un tel programme de destruction de la France un président de droite ou de gauche fait très bien l'affaire.

lundi 23 juillet 2012

Ni l'un ni l'autre ne mérite ma voix

Au hasard d'un micro-trottoir, j'avais été interrogé en marge du défilé du 1er mai 2012 au sujet du discours de Marine, du second tour des présidentielles et des élections législatives à venir.